Marc Wilmots et Bordeaux, une histoire d’amour

19/01/2016
Le samedi 18 juin, la Belgique du sélectionneur Marc Wilmots affrontera l’Eire, dans le cadre du 1er tour du Groupe E de l’Euro. Ce sera au Nouveau Stade, dans une ville que le Belge connait bien
Marc Wilmots et Bordeaux, une histoire d’amour ? On peut le dire, sans trahir le secret conjugal ! Car le natif de Dongelberg, sans faire d’infidélité, a écrit de belles ballades, inspirées par la liaison sportive qu’il a entretenue avec sa fiancée aquitaine. Certes, il a joué pour les Girondins de Bordeaux, lors de la saison 2000-2001, avec lesquels il a disputé 38 matches, pour 11 buts marqués, toutes compétitions confondues. De bonnes stats. Forcément, il y a vécu. Mais comme il se plaît à le rappeler lui-même, il y vit encore, lorsque ses vacances le lui permettent. Pas question de quitter sa « maison », située dans la périphérie de la cité. Comme pressenti, l’ancien joueur et entraîneur emblématique de Schalke 04 (Allemagne), venu en villégiature athlétique au mois de juin 2015 au centre technique du Haillan, avec les Diables Rouges, réinvestira les lieux dès la saison régulière européenne terminée. « Bordeaux c’est mon endroit, mon coin, c’est chez moi. J’ai vécu une année magnifique aux Girondins et j’ai des amis au club. » Objectif Euro. Objectif, qualif’, objectif victoire finale ? Personne n’en doute, concernant celui qui dirige la formation classée numéro un à l’indice FIFA, en janvier 2016.
 
 
Pour les Belges, c’est la syncope
 
 
"Ici, c’est l’endroit idéal », donc. Mais pas toujours. Car Wilmots y a commencé l’idylle par une rencontre amère. Samedi 20 juin 1998, Coupe du Monde, Parc Lescure, 2e journée du Groupe E, 17h30.
Les Belges affrontent le Mexique dans une enceinte en ébullition. Plein à craquer, le stade est bariolé : ponchos, sombreros, chants en espagnol d’un côté, drapeaux rouges et jaunes de l’autre. La bière coule à flot, la sueur aussi… le thermomètre grimpant à près de 40 degrés sur la pelouse ! Marc Wilmots et l’ancien Bordelais Enzo Scifo luttent face aux fantasques Jorge Campos et Luis « El Matador » Hernández. Mais ils mènent 2-0 à la 47e minute de jeu, grâce à un doublé de… Wilmots ! Les hommes de Georges Leekens ont eu chaud (2 tirs sur les poteaux et un carton rouge du côté de l’adversaire), mais ils tiennent leur premier succès. Ou pas. Car si le milieu de terrain a fait preuve d’opportunisme et de talent devant la cage, ses coéquipiers vont progressivement connaître l’enfer. Par Alberto Garcia Aspe, sur penalty (avec un carton rouge pour les Belges sur l’action), puis Cuauhtémoc Blanco. Tout est à refaire. Mais les Mexicains, favorisés par la température, tiennent bon et arrachent l’exploit. Pour les autres, c’est limite la syncope. « La chaleur a joué un grand rôle et mes joueurs (dont Wilmots, NDLR) ont perdu quatre kilos durant le match. Certains étaient même cuits au bout de dix minutes », indiqua après coup, le coach.
Avec trois nuls, la Belgique est éliminée quelques semaines plus tard du Mondial. Mais c’est écrit : son buteur au numéro 7 reviendra à Bordeaux…
 
Par Laurent BRUN

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