EXCLU Nicolas Maurice-Belay : "Prêt pour un nouveau challenge"

15/08/2017
Arrivé en fin de contrat aux Girondins de Bordeaux, Nicolas Maurice-Belay (314 matches de Ligue 1) se dit prêt à relever un nouveau challenge à 32 ans.
Nicolas, pourquoi les Girondins ne t’ont-ils pas prolongé à ton avis ?
 
Le club entame un nouveau virage en misant sur de jeunes joueurs étrangers, Brésiliens notamment avec l’idée de faire des plus values ensuite j'imagine. C’est une nouvelle stratégie. On a vu avec Cédric Carrasso, Abdou Traoré et moi-même que les trentenaires ne sont plus « désirés ». Et ceux qui ne souhaitent pas prolonger ne sont pas retenus. Je pense à Nico Pallois parti à Nantes, à Diego Rolan en instance de départ. Le staff a fait des choix, il faut les respecter.
 
Tu suis toujours l’actualité des Girondins j’imagine ?
 
Oui, même si en ce moment je suis en région parisienne pour m’entretenir avec un préparateur physique, j’ai été surpris par l’élimination en Europa Ligue en Hongrie, et je suis curieux de voir le niveau de l’équipe face à Lyon samedi.
 
Tu as été mis à l’essai à Toulouse il y a quelques semaines, que s’est-il passé exactement ?
 
J’ai repris l’entraînement avec eux une semaine après. Le rythme était intense, j’ai fait une bonne semaine de travail. Simplement j’ai préféré ne pas jouer le match amical à Rodez en accord avec le coach. On a ensuite eu une discussion et le coach m’a fait comprendre qu’il avait d’autres priorités de joueurs à recruter.
 
Rien à voir donc avec un souci physique de ton genou droit ?
 
Non, rien à voir. Mon genou tient, je suis depuis allé à Lyon consulter, tout est ok. Je suis prêt pour reprendre la compétition, je l’avais déjà fait en fin de saison avec la CFA 2 des Girondins, et beaucoup de gens l’ont oublié. Actuellement, je poursuis ma préparation individuellement et suis à l’écoute des propositions qui me sont faites.
 
Justement peux-tu nous en dire plus ?
 
J’ai des touches en Europe, de la Turquie à la Suisse, je veux prendre mon temps pour ne pas me tromper. Je veux privilégier un club ambitieux où je pourrai retrouver le plaisir de jouer et faire une saison pleine. Il y a une semaine j’ai poliment décliné deux offres (le PFC et Nancy), je reste à l’écoute. J’ai l’avantage d’être libre et de ne pas être un joueur gourmand (rires). 
 
Tu comptes 314 matches en Ligue 1, tu n’as jamais évolué en Ligue 2. Quand tu vois un joueur comme Marvin Martin qui signe à Reims, ça ne te donne pas des idées ?
 
Evidemment que je suis ce qui se passe. Je ne ferme pas la porte à un club ambitieux de Ligue 2. Dans le même temps, je sais que je peux servir un club de Ligue 1, que je peux encadrer des jeunes dans un vestiaire et être performant sur le terrain. Je n’ai aucun doute là-dessus ! Ma priorité c’est de retrouver le plaisir de jouer, d’intégrer un bon collectif. Je suis prêt pour un nouveau challenge, à 32 ans. La Suisse, la Ligue 1 ou la Ligue 2, je n’en fais pas une question de salaire.
 
Propos recueillis par Olivier SCHWOB

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